GADEPAM

"Valoriser l'artisanat traditionnel et les produits naturels de Guyane dans une démarche sociale et solidaire"

Il y a bientôt dix ans que l’association GADEPAM a impulsé une démarche de valorisation de l’artisanat traditionnel en Guyane. Cette démarche de valorisation économique répondait à un besoin du territoire, exprimé par les habitants des communes isolées, et ressenti par les chercheurs travaillant auprès de ces populations. En effet, sans valorisation économique, les pièces d’artisanat, dont certaines sont des pièces majeures du patrimoine immatériel des communautés, allaient tomber dans l’oubli. Avant d’être économique, cette démarche a donc pour objectif principal la sauvegarde d’un patrimoine.

La valorisation doit également inciter les jeunes à prendre conscience de l’importance de leur patrimoine culturel. En effet, nombre d’entre eux se détournent des connaissances ancestrales, se privant des bases culturelles essentielles à la stabilité d’une société traditionnelle. Cette « déculturation » a déjà des effets nocifs sur la jeunesse avec des conséquences dramatiques (alcool, drogue, suicides…). Cette situation de crise est un véritable signal d’alarme de ces sociétés minoritaires. C’est pourquoi la transmission des savoirs et savoir-faire traditionnels doit être favorisée, voire stimulée et accompagnée.

Enfin, cette sauvegarde doit être accompagnée de mesures juridiques, afin d’éviter le pillage à des fins commerciales par des tiers extérieurs aux communautés. Cette protection répondrait à une demande récurrente des détenteurs des savoirs sur le territoire.

 

Ce plan d’action pour les cinq ans à venir essaye de tenir compte de toutes ces composantes. Bien entendu Gadepam ne pourra à elle seule remplir toutes ces missions. Celles-ci ne pourront se concrétiser qu’à travers un partenariat fort avec les collectivités publiques et les institutions.

En affichant ses priorités, Gadepam espère voir se développer une véritable dynamique en faveur du patrimoine guyanais, constitué par l’artisanat traditionnel et tous les savoirs associés. Ceci dans un but de sauvegarde (selon la convention de l’Unesco), au profit non seulement des communautés détentrices, mais dans un intérêt collectif global.